La faillite morale de la politique occidentale en Orient

Un livre de Ahmed Riza Bey

Conception graphique : Nicolas Ingargiola

Cet ouvrage d’Ahmed Riza Bey, édité pour la première fois en 1922, sera pour le lecteur d’une étonnante pertinence pour expliquer l’état actuel de notre monde et la dramatique situation dans laquelle est plongé le Moyen Orient d’aujourd’hui. « La publication de mon ouvrage coïncide avec une époque où — conséquence fatale de la guerre — le fanatisme et le chauvinisme se sont de nouveau réveillés dans le monde. Une honteuse reculade se manifeste un peu partout. L’orgueil national, le mépris des autres nations, sont poussés, chez quelques-uns, jusqu’à la démence. L’intérêt politique paraît s’unir encore une fois à l’intérêt religieux. Je signale précisément comme exemple les méfaits de ce fanatisme dans le passé, afin d’éviter le danger que les haines subsistantes peuvent engendrer dans l’avenir ».  Ahmed Riza nait en 1858 à Constantinople, capitale de l’Empire ottoman. Fils d’Ali Riza Bey, conseiller du Sultan Abdelaziz, du Sultan Mourad et du Sultan Abdulhamid, il appartient à une famille de hauts fonctionnaires du Palais. En 1884, affligé par la situation de la paysannerie turque, Ahmed Rizaémigre à Paris et suit des études d’Agronomie. Il y adoptera le positivisme d’Auguste Comte. En 1889, Ahmed Riza revient à Constantinople et est nommé directeur de la Haute Ecole de Bursa. La même année, s’indignant du règne despotique d’Abdulhamid II, Ahmed Riza profite d’une invitation à la grande exposition universelle de Paris pour s’exiler et rejoindre le mouvement « Jeunes Turcs ». Très influencé par le constitutionnalisme et le parlementarisme, il dirige en 1895, depuis la capitale française, la revue Meşveret et devient le leader de la société Ittihad ve Terakki Cemiyetti (Comité d’Union et Progrès) qui deviendra le premier parti politique turc, connu aussi sous le nom de « Jeunes Turcs »[1] Il est le plus illustre représentant de l’aile « occidentale » du parti. Ahmed Riza met fin à son exil lors de la proclamation de la Constitution de 1908. À son retour au pays, il siège comme premier président de la Chambre Ottomane des Députés jusqu’en 1912. En 1915, durant le génocide arménien, Ahmed Riza se montre très critique envers les lois sur la confiscation des biens et la déportation des arméniens en dehors de l’empire. De 1918 à 1919, il est élu président du Sénat ottoman. Dès 1922, Ahmed Riza s’éloigne du monde politique et fait publier « La faillite morale de la politique occidentale en Orient ». Il meurt en 1930, en même temps que disparaît Constantinople, devenue Istanbul. Le Comité d’Union et Progrès (C.U.P.) est l’opposition la plus sérieuse au régime despotique du sultan Abdulhamid II et provoque sa déposition du 27 avril 1909. Ahmed Riza Bey quitte le C.U.P. et proteste contre la violence morale et physique qu’exerce le parti sur les personnes aux opinions…


La faillite morale de la politique occidentale en orient

Ahmed Riza Bey

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Technical information
format de poche : 
poids : 
pages :276
isbn :978-2-930802-02-2